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Divers

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La visite d'élevage (AFVAC 2017)

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LA VISITE D’ÉLEVAGE CANIN : INTÉRÊTS ET MODALITÉS

 

FRANÇOISE LEMOINE
DV
CHV Atlantia - 22 rue Viviani - 44200 NANTES

 

La législation relative aux activités liées aux animaux de compagnie règlementées par l’article L214-6 du Code Rural a fait l’objet de nombreux remaniements depuis le décret N° 2008-871 du 28 août 2008. Les annexes de l’arrêté du 3 avril 2014 qui en sont l’aboutissement, fixent définitivement les règles sanitaires auxquelles doivent satisfaire ces activités et leur mise en pratique.
Elles impliquent le vétérinaire à deux niveaux : la surveillance des élevages, pensions, refuges… et la certification de bonne santé lors de vente de chatons. La grande diversité des élevages en fonction du nombre de reproducteurs, des races élevées, de la finalité de l’élevage (passion ou rentabilité)… impose une adaptation au cas par cas du protocole que nous allons proposer destiné aux structures "importantes" canines ou félines mais qui peut le plus peut le moins.

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IDÉES REÇUES AUTOUR DE LA MISE BAS

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IDÉES REÇUES AUTOUR DE LA MISE BAS

JÉRÔME SEGUELA
DV, Ancien Maitre de conférences Médecine Interne ENVT, Dip. de l'Internat en Animaux de Compagnie à
l'ENVA, CES Hématologie et Biochimie Cliniques
Clinique vétérinaire de Parme - 2, Rue Pelletier - 64 200 Biarritz
Clinique vétérinaire Vetivia- 77, Avenue du Maréchal Juin - 64 200 Biarritz

 

Dans tous les domaines, de nombreuses idées existent et font offices de vérités : le monde de l'élevage n'échappe pas à la règle bien évidemment. En effet, il est possible de répertorier de nombreuses croyances ou affirmations faisant référence à la physiologie, aux pathologies et comportement chez les animaux.
La science vétérinaire faisant de nombreux progrès, il est démontré, au fil des années, que certaines de ces affirmations sont totalement ou partiellement fausses et erronées : la médecine vétérinaire s'appuie de plus en plus sur des bonnes pratiques c'est à dire qu'elle s'appuie objectivement sur des résultats de travaux cliniques cherchant à étudier de nombreux domaines. La reproduction est bien un de ces domaines.Il est donc nécessaire, en s'appuyant sur des arguments scientifiques, de tordre le cou à ces « idées reçues» car elles peuvent être à l'origine de comportement ou de décisions néfastes pour les animaux.
Cette conférence a pour objectif, dans ce module traitant comment «sécuriser la reproduction » d'évoquer certaines idées reçues autour de la mise bas en élevage félin.

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CHOISIR UN REPRODUCTEUR AMÉLIORATEUR

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CHOISIR UN REPRODUCTEUR AMÉLIORATEUR

MARIE ABITBOL
DMV, PhD, HDR
VetAgro Sup, Campus vétérinaire de Lyon, 1 Avenue Bourgelat- 69 280 Marcy l'Étoile

 


I) NOTIONS D'AMELIORATION GÉNÉTIQUE


L'éleveur félin d'aujourd'hui, qu'il soit professionnel ou amateur, se trouve confronté à trois enjeux majeurs : sélectionner, améliorer et sauvegarder sa race.

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PRATIQUER LA CONSANGUINITÉ EN CONNAISSANT LES RISQUES

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PRATIQUER LA CONSANGUINITÉ EN CONNAISSANT LES RISQUES

MARIE ABITBOL
DMV, PhD, HDR
VetAgro Sup, Campus vétérinaire de Lyon, 7 Avenue Bourgelat- 69 280 Marcy l'Étoile

 

I) PATRIMOINE GÉNÉTIQUE FÉLIN ET MALADIES HEREDITAIRES

L'information génétique du chat est portée par ses chromosomes, que l'on trouve dans le noyau des cellules. L'espèce féline possède 38 chromosomes repartis par paires (un chromosome d'origine paternelle et un chromosome d'origine maternelle dans chaque paire). On distingue 18 paires de chromosomes appelés autosomes qui sont tous les chromosomes sauf les chromosomes sexuels (X et Y) et une paire de chromosomes sexuels. Les chats mâles sont 36 + XY et les chattes sont 36 +XX. Chaque chromosome est constitué d'ADN (acide désoxyribonucléique) et comporte des unités de structure et de fonction appelés gènes (de façon simplifiée, un gène est une séquence d'ADN qui va permettre la synthèse d'une protéine). Un même gène peut se rencontrer sous différentes formes que l'on appelle les allèles du gène. Ces variations sont à la base des différences qui existent entre les individus. Les chromosomes maternel et paternel d'une même paire portent les mêmes gènes mais pas forcément les mêmes allèles. Ainsi un individu peut posséder deux allèles différents du même gène. On qualifie d'homozygote un individu possédant le même allèle sur le chromosome d'origine paternelle et sur le chromosome d'origine maternelle, et d'hétérozygote un individu possédant deux allèles différents.
Un grand nombre de maladies héréditaires a été identifié chez le chat domestique de race. Cette situation peut s'expliquer par l'origine même de nos chats de race. En effet, les races félines telles que nous les connaissons sont le fruit d'intenses efforts de sélection, et de croisements effectués «à façon» par l' homme. Les pratiques d'élevage telles que l'utilisation d'un nombre réduit de reproducteurs mâles et femelles, la sélection stricte de leurs descendants et l'usage de la consanguinité (utilisée pour fixer rapidement des caractères morphologiques tels que conformation, couleur et texture de pelage), ont abouties à l'homogénéité des individus au sein d'une même race. Cependant, en même temps que les caractères désirés étaient conservés durablement, de façon involontaire, des caractères non détectables à la naissance ont également été fixés. Ainsi, des allèles responsables de maladies héréditaires simples, ou des combinaisons d'allèles non adéquates responsables de maladies héréditaires complexes (dites polygéniques) font désormais partie du patrimoine génétique de chaque race féline.
Il existe plus de 330 caractères et maladies héréditaires dans l'espèce féline (Online Mendelion lnheritance ln Animais: http://omia.angis.org.au/). Cependant, à ce jour, il a été montré que seulement 92 d'entre eux sont déterminés par un gène unique ( http://omia.angis.org.au/). Or ce sont ces maladies dites monogéniques qui sont les plus simples à étudier et pour lesquelles nous disposons d'outils de recherche puissants pour identifier gènes et mutations responsables. Les tests génétiques disponibles aujourd'hui pour l'espèce féline concernent donc uniquement ce type de maladies héréditaires déterminées par un gène unique. Si en septembre 2016, 60 maladies et caractères ont été caractérisés du point de vue moléculaire (http: //omia.angis.org.au/), il n'existe pas autant de tests génétiques commercialisés. En effet, certains caractères concernent des phénotypes non délétères, ne présentant pas d'intérêt majeur pour l'élevage félin ou ne concernent que des animaux isolés ou des colonies expérimentales. Ainsi, toutes les mutations découvertes ne donnent pas lieu à la commercialisation d'un test génétique.
Les tests peuvent être utilisés pour le diagnostic des maladies héréditaires, cependant, l'utilisation principale des tests génétiques est le dépistage. Tout d'abord, les tests génétiques permettent le dépistage des individus atteints, avant la survenue des symptômes, dans le cas des maladies dominantes à pénétrance incomplète et des maladies d'apparition tardive quel que soit leur mode de transmission. Le dépistage permet alors un meilleur suivi vétérinaire du chat et, si nécessaire et disponible, la mise en place d'un traitement précoce. Le dépistage permet également d'éviter les accouplements à risque et la naissance de chatons qui seront atteints. De plus, les tests génétiques permettent le dépistage des individus porteurs sains, dans le cas des maladies récessives. Ils permettent ainsi d'éviter les accouplements à risque et la naissance de chatons qui développeront la maladie.

 

Il) NOTION DE CONSANGUINITÉ

L'usage de la consanguinité, c'est à dire l'accouplement de deux individus apparentés, conduit à une homogénéisation du génome des individus consanguins (elle augmente l'homozygotie du génome, c'est à dire le fait d'avoir deux copies identiques d'un gène, héritées de son père et de sa mère). Cette conséquence peut être exploitée favorablement pour fixer rapidement un caractère récessif rare ou un caractère polygénique (gouverné par de nombreux gènes) nécessitant que les animaux soient homozygotes pour plusieurs gènes. Cependant, en augmentant l'homozygotie, la consanguinité conduit également à mettre à l'état homozygote des mutations responsables de maladies héréditaires. Ainsi, pour les maladies récessives, les individus malades seront plus fréquemment les individus consanguins.
La consanguinité possède donc à la fois un côté positif: elle homogénéise les populations, les individus se ressemblent d'une génération à l'autre et il n'y a pas de surprise dans les portées, elle permet de fixer les caractères désirables (morphologie, couleurs); mais elle possède également un côté négatif : le patrimoine génétique des chats devient de plus en plus homogène (il y a perte de diversité génétique), on ne peut plus faire de sélection (voir chapitre IV) et le risque de produire des animaux atteints de maladies héréditaires augmente. Ces deux aspects sont hélas indissociables, c'est pourquoi, si l'on souhaite utiliser la consanguinité en élevage, il est nécessaire de bien apprécier ses deux composantes et il faut prendre les précautions adéquates.

 

Ill) CONSANGUINITE ET MALADIES HEREDITAIRES

Aujourd'hui, la consanguinité peut être utilisée en élevage félin, de manière délibérée ou contrainte. En effet. dans les races à petits effectifs, utiliser des reproducteurs non apparentés peut se révéler impossible. Cependant, l'utilisation de tests génétiques de dépistage existant pour certaines maladies héréditaires et le respect de quelques précautions dans la gestion des accouplements permet aujourd'hui de minimiser les risques de produire des chatons malades.
Avant de planifier un mariage consanguin, il convient de s'assurer que les deux reproducteurs sont indemnes et non porteurs-sains des maladies héréditaires présentes dans la race et dépistables par test ADN. En effet, de nombreuses maladies héréditaires félines se transmettent sur le mode autosomique récessif. Cela signifie que mâles et femelles sont affectés dans les mêmes proportions, transmettent la maladie avec la même fréquence et qu'il existe des porteurs sains. Les individus malades portent deux copies du gène muté (ils sont homozygotes mutés), les individus porteurs sains ne portent qu'une copie du gène muté ( ils sont hétérozygotes) et les individus indemnes et non-porteurs ne portent pas de copie mutée du gène en cause ( ils sont homozygotes sains). Ainsi deux chats porteurs sains, s'ils sont accouplés, donnent en moyenne naissance à 25% de chatons atteints. Il est donc nécessaire de vérifier que les deux reproducteurs apparentés ne sont pas tous deux porteurs sains d'une maladie récessive.
Concernant les maladies héréditaires ne disposant pas d'un test ADN de dépistage, si l'on a connaissance de cas de chats atteints dans la lignée des deux reproducteurs envisagés pour le mariage consanguin, il est fortement déconseillé de pratiquer le mariage.
En effet, comme nous l'avons vu dans la partie Ill, la consanguinité homogénéise le patrimoine génétique des chats: elle les rend homozygotes. Or la majorité des maladies héréditaires félines sont récessives ou polygéniques. Ce la signifie que les individus, pour être atteints de ces maladies, doivent être homozygotes pour un ou plusieurs gènes. La consanguinité augmentant l'homozygotie, le risque est grand de produire des chatons malades en pratiquant un mariage consanguin, sachant que dans la lignée il y a eu un ou plusieurs cas de la maladie.

 

IV) CONSANGUINITÉ ET PERTE DE DIVERSITÉ GÉNÉTIQUE

Ainsi que nous l'avons évoqué dans la partie Ill, la consanguinité homogénéise le patrimoine génétique des chats. Or l'homogénéité (ou homozygotie) est l'inverse de la diversité génétique.
L'usage répété de la consanguinité (mariages consanguins sur plusieurs générations) diminue la diversité génétique à l'échelle de l'individu, de la lignée, de la race. Or il est nécessaire de disposer de diversité génétique pour pouvoir effectuer de la sélection. La sélection permet de choisir des reproducteurs qui possèdent les caractéristiques désirées, afin de les fixer dans leur descendance.
Si une race est très consanguine, tous les individus se ressemblent fortement et Il devient impossible de choisir un reproducteur sur la base d'une caractéristique qui n'existerait plus dans la race.
Illustrons cela avec l'exemple de la souris : le stade ultime de la consanguinité est représenté par les lignées consanguines de souris que l'on utilise en recherche. Les individus sont tous identiques et chaque nouvelle génération est identique à la précédente. Imaginons une lignée de souris blanches: dans cette lignée il sera impossible de sélectionner des reproducteurs pour produire des souriceaux colorés car tous les reproducteurs sont fixés pour la couleur blanche et seuls des souriceaux blancs peuvent être produits.
Le seul moyen de produire des souriceaux colorés sera d'utiliser un reproducteur d'une autre lignée, coloré, pour réintroduire la coloration et de la diversité génétique.
Outre le risque de ne plus pouvoir faire de sélection. une consanguinité répétée produit une "dépression consanguine" qui se traduit en premier lieu par des soucis de reproduction: les individus sont de moins en moins fertiles et prolifiques et il apparaît une fragilité des chatons qui meurent plus souvent que la moyenne en période néonatale (malformations diverses, infections à répétition).

 

CONCLUSION

L'usage de la consanguinité en élevage félin doit donc, autant que possible, être limité. Si un mariage consanguin est planifié, il doit être réfléchi et raisonné, afin de minimiser les risques pour la portée à venir. Dans tous les cas, l'usage répété d'accouplements consanguins est très fortement déconseillé.

• DÉCLARATION PUBLIQUE D'INTÉRÉTS SOUS LA RESPONSABILITÉ DU OU DES AUTEURS : NÉANT

 
 
Source : Rencontres AFVAC 2016
 

LES PREMIÈRES SEMAINES DE VIE : FAIRE ET NE PAS FAIRE

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LES PREMIÈRES SEMAINES DE VIE : FAIRE ET NE PAS FAIRE .

ISOLER LA MÈRE DES CONGÉNÈRES EN MATERNITÉ ?
QUAND SÉPARER LES CHATONS DE LA MÈRE ?
À QUEL ÂGE VENDRE LES CHATONS ?

FRANÇOISE LEMOINE
DV
Centre hospitalier Vétérinaire Atlantia - 22, Rue René Viviani - 44 200 Nantes

MURIEL MARION
DV
Clinique vétérinaire Montolivet, 234 Rue Charles Kaddouz - 13 012 Marseille

 

 

L'objectif de tout éleveur est de proposer des chatons en bonne santé et équilibrés prêts à intégrer leur nouvelle famille.
La mortalité avant sevrage peut atteindre 15 à 27% chez le chaton de race pure. Les conditions d'élevage, les procédures mises en place seront autant d'atout à un développement optimal du nouveau né en trouvant un équilibre entre limitation du risque infectieux, acquisition d'une homéostasie sensorielle, et sociabilisation.

 

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